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"Constellations, une théorie" opéra / musique-fiction, avec Antoine Thiollier et Joséphine Stephenson

Une création de la Compagnie de l'Eventuel Hérisson bleu ; Production Miroirs étendus ; Livret et mise en scène par Antoine Thiollier, musique de Joséphine Stephenson, avec Marianne Croux, Marie Soubestre, Marion Bordessoulles, Hugo Mallon, Fiona Monbet
Les Constellations - une théorie est un opéra co-produit par L’Éventuel Hérisson Bleu et Miroirs Étendus, bureau de production dans le domaine musical. Il s’agit d’une musique-fiction conçue au plateau par des artistes issus de la musique et du théâtre qui répond à l’envie de créer un opéra d’aujourd’hui.
Le projet est né de la rencontre entre Joséphine Stephenson, compositrice franco-britannique, et Antoine Thiollier, dramaturge et metteur en scène de la compagnie L’Éventuel Hérisson Bleu. Deux mondes et deux imaginaires : un théâtre joyeux et une musique spatiale ; mais une parole surgissant dans un espace-temps en recomposition permanente. Et un unique mode de création, original, centré sur le plateau, où le texte et la musique se confrontent ensemble à la scène et se construisent ensemble. C’est peut-être ainsi que l’on fabrique un opéra, aujourd’hui. Dans l’ouverture aux modes de création d’aujourd’hui.
Antoine Thiollier et Joséphine Stephenson disposeront d’un temps de recherche et de création au plateau particulièrement long, inédit pour un opéra, qui permettra de travailler la musique et le texte avec les interprètes. Le dépassement de la frontière entre l’écriture et l’interprétation, souhaité par les auteurs, se traduira par cet effort d’écriture commune mais également par la présence de Joséphine Stephenson sur scène, qui interprètera elle-même une ligne vocale et instrumentale. Il résultera de ce processus une forme légère, symbiose de théâtre et de musique, un opéra sonorisé avec trois comédiens, trois chanteurs et trois musiciens qui racontera une odyssée.
Pourquoi les étoiles ? Parce que les étoiles sont des repères, dans le ciel, grâce auxquels les voyageurs se sont longtemps orientés et s’orientent à nouveau dans l’espace. Les constellations, des formes qui veulent dire quelque chose parce qu’on y a projeté du sens. Mais lorsque les étoiles meurent, elles s’éteignent et, sans pour autant disparaître, deviennent lentement invisibles : du noir sur du noir. Les étoiles
Et si dans un futur proche, et d’un seul coup, les étoiles disparaissaient. Le ciel, à l’exception du Soleil, devient noir. À ce moment précis où l’homme serait contraint de se reposer la question de sa place dans l’univers, l’humanité répond par un geste incompréhensible, presque absurde, et décide d’envoyer à nouveau des hommes dans l’espace. Mais pas des scientifiques, pas des astronautes : une troupe, des musiciens. Missionnée pour « aller voir » et revenir – si c’est encore possible – et raconter ce qu’ils ont vu, inventer peut-être de nouvelles étoiles et de nouvelles constellations. Faire un spectacle. Bref, “en tout on a hérité d’étoiles mortes, et comment penser l’avenir” ?
imaginées par Antoine Thiollier sont des étoiles mortes que nos yeux voient encore brillantes. Entre elles, dans l’obscurité, errent des corps célestes, égarés et sans repères : ce sont Homère et ses compagnons, incarnant une société désenchantée, une société d’individus évoluant noyés dans des symboles du passé qui sont pourtant leurs seuls repères dans le ciel.
Le spectacle, en plus du texte et de la musique, parlera du temps, des sciences, des étoiles et du monde (passé, présent et futur). Il sera centré sur un journal (intime) de bord, une parole singulière, qui raconte les événements de la fable. Mais de ce texte surgissent des scènes, des ensembles, des panoramas et la musique, comme autant de décrochages pour inviter à penser par soi-même et inventer donc une musique-science-fiction. Il ne s’agit pas d’écraser le spectateur sous les références mais de l’encourager à naviguer aux étoiles, recomposer un sens, atteindre à une forme de musicalité de la pensée.

(...) Je ne vais pas vous raconter l’histoire d’un chien

Le chien et l’homme blabla

Mais je ne sais pas

Parfois je pense à Laïka

Sacrifiée deux fois, abandonnée sur terre, abandonnée là-haut

Pourquoi je dis là-haut

Au-delà de l’atmosphère quoi

Je laisse ma pensée aller où elle veut

C’est comme le vaisseau

C’est comme l’univers

Mettons que j’ai tout écrit

Homère c’est moi

L’auteur universel L’Iliade c’est moi L’Odyssée c’est moi Les Bacchantes, surtout les Bacchantes, c’est moi La chanson de Roland, Mme de Sévigné, c’est moi Flaubert, c’est moi bien sûr, Shakespeare aussi Bernard Henri-Levi, Botho Strauss Heiner Müller et Harlen Coben c’est moi Et toutes ces conneries comme… Qui a vu Melancholia de Lars von Trier ? C’est moi qui ai rangé la boite qui contenait les étoiles ? Je voulais en mettre dans ma cabine Toute petite on dirait que je suis dans un bateau Mais sans voile
Sans port Sans Finistère aussi Qui flotte dans le vide Comme un hologramme Ça n’est qu’une question de regard C’est comme tout, c’est comme les banlieues, J’allais dire les baleines, Je voudrais dessiner, définir, une constellation On l’appellera Laïka Un jour une chienne que les hommes ont aimée, haïe et aimée au point de l’envoyer paître toute serrée toute recroquevillée dans une capsule, comme une éclaireuse, elle a si bien cherché la lumière là-haut elle brille en été dieu si on la voyait encore je vous la montrerai là maintenant tout de suite à travers le hublot Avec mes étoiles Dans ma cabine dans ma petite chambre portative There will be not black holes J’ai compris maintenant Ça ne sert plus à rien de cartographier les étoiles… (...)

Et pour découvrir le travail de Joséphine Stephenson : 
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